Formé à l’Ecole de Football des Brasseries du Cameroun, c’est à Lyon que Raphaël Anaba va décrocher son premier contrat professionnel et participer à une phase finale de CAN U-23. Sans club aujourd’hui, et au sortir d’un regroupement avec la sélection U20/U23, le latéral gauche est revenu sur certains moments de sa carrière. 

Raphaël Anaba (18) lors du match de clôture du stage des sélections U20/U23 du Cameroun.
Raphaël Anaba (18) lors du match de clôture du stage des sélections U20/U23 du Cameroun.

Quitter la famille a t-il été le moment le plus difficile ?

Le plus difficile pour moi c’était pas de quitter la famille car moi je l’avais déjà quittée à l’âge de 12-13ans. Le plus dure c’était de trouver une place au sein de l’Olympique Lyonnais parce que c’est un grand club qui regorge de joueurs talentueux tant en équipe première qu’en réserve.

Octorre 2018, trois mois après ton arrivée, tu faisais déjà tes débuts en Youth League. C’est quoi le secret de ton adaptation rapide ?

J’avoue que je me suis adapté très vite après 3 mois je faisais déjà mes débuts en Youth League ( Ligue des champions réservés aux équipes réserves). C’est aussi le travail des coachs de l’OL notamment le coach Bassida qui m’a fait comprendre qu’il allait me traiter au même niveau que tout le monde, comme si j’étais au club depuis. Et ça m’a beaucoup aidé, je me sentais déjà comme chez moi. C’est à travers cela que j’ai pu montrer ma valeur au club.

Tes performances en Youth League et en championnat national t’ouvrent les portes de la sélection U23

J’étais l’un des plus jeunes, je retrouvais un groupe composé de grands frères que j’avais vus jouer. L’ambiance était bonne, j’ai pu participer à quelques matchs des éliminatoires.

Comment était le sélectionneur avec le groupe ?

Déjà personnellement moi le coach me connaissait depuis tout petit, donc il avait une approche père-fils. Il me donnait des conseils sur et en dehors du terrain. Avec l’équipe, il apportait son expérience, son vécu de compétitions internationales avec sa touche relaxe qu’on lui connait.

Comment expliques-tu l’échec à la CAN U23 en Égypte?

Le foot aussi c’est ça. Dans un match il y’a plus souvent un vainqueur et c’était L’Égypte même si sur ce dernier ils étaient déjà qualifiés et qu’il nous fallait juste un point. On a poussé pour égaliser mais malheureusement on y est pas arrivé. C’est tout il n’y avait pas de problème quelconque dans l’équipe.

Un premier contrat avec Lyon, quelle nouvelle!!!

Raphaël Anaba lors de la signature de son contrat professionnel avec l'OL.
Raphaël Anaba lors de la signature de son contrat professionnel avec l’OL.

La nouvelle était incroyable pour moi, car quand j’étais arrivé à l’Ecole de Football des Brasseries, je m’étais juré d’obtenir un contrat. Je savais que ça n’allait pas être facile mais signer à Lyon, un grand club, c’était énorme.

Malheureusement tu n’as jamais fait de matchs chez les pros et ton contrat n’a pas été renouvelé. Est-ce un échec ?

Malgré les deux ans en option, Lyon n’a pas prolongé mon contrat, c’est comme ça le football. C’est vrai que c’était bizarre de signer juste 1 an surtout avec la crise sanitaire (Le Covid). Le club a trouvé mieux de ne pas continuer avec moi. D’un côté je savais que ça pouvait arriver, et j’ai voulu aller en prêt mais le club avait refusé car on prête pas un joueur à 6 mois de la fin de son contrat du coup je suis resté à Lyon. La saison en National 2 reprend je fais de bonnes prestations, je prends un rouge et je suis éloigné quelques temps puis il y’a interruption et fin des championnats amateurs.

En fin de mercato estival, une rumeur t’envoyait à Sochaux

Oui la rumeur avec Sochaux-Montbéliard en Ligue 2 elle était vraie. On a eu des contacts surtout avec mon agent qui s’occupe de moi actuellement mais à la fin ça s’est pas finalisé.

De retour d’un stage inédit avec les sélections U20/U23. Comment s’est passée ta convocation ?

C’est Bill Tchato qui m’écrit pour m’informer que je suis retenu pour un regroupement avec la sélection. J’étais content de savoir qu’avec ma situation actuelle on pense toujours à moi. Ça m’a fait plaisir, ça prouve que le Cameroun n’est pas content de me voir dans cette situation. Je profite pour remercier tout le monde, le staff qui a permis ma présence durant ses trois jours.

 

Comment te sens-tu au sortir de là, au regard de ta situation ?

Moralement ça m’a fait du bien. Après autant de mois loin de l’ambiance d’un vestiaire, d’un groupe, ça fait plaisir après. C’est bénéfique de retrouver des joueurs que je connais et d’autres que je ne connaissais pas sous le maillot du Cameroun.

Quelle sera la suite pour la carrière de Raphaël ?

Ce que je peux vous dire c’est que ma carrière ne fait que commencer et je vais rebondir, où, je sais pas encore. Mais je fais confiance à celui qui s’occupe de moi. Aujourd’hui j’ai vraiment pas le choix. N’importe quel club, n’importe championnat, je suis preneur. Le plus important c’est d’aller où on me veut vraiment et où je serai dans la continuité de ma formation. En tant que jeune joueur j’ai besoin d’avoir de la confiance.
Si on me demande quand même, je me vois dans le championnat espagnol par rapport à mes atouts.

Raphaël Manyaka

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By RK14

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